<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Hérauts de l&#039;Évangile</title>
	<atom:link href="http://herauts.ca/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://herauts.ca</link>
	<description>Canada</description>
	<lastBuildDate>Fri, 03 Feb 2012 19:04:58 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>En quoi consiste la parfaite consécration à Jésus-Christ?</title>
		<link>http://herauts.ca/doctrine/en-quoi-consiste-la-parfaite-consecration-a-jesus-christ/</link>
		<comments>http://herauts.ca/doctrine/en-quoi-consiste-la-parfaite-consecration-a-jesus-christ/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 19:01:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herauts</dc:creator>
				<category><![CDATA[Doctrine]]></category>
		<category><![CDATA[Jésus-Christ]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herauts.ca/?p=966</guid>
		<description><![CDATA[Quelle est la parfaite consécration à Jésus-Christ par Marie préconisée par saint Louis-Marie Grignion de Montfort? Voici ce qu&#8217;en dit le saint lui-même. Toute notre perfection...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800000;"><strong>Quelle est la parfaite consécration à Jésus-Christ par Marie préconisée par saint Louis-Marie Grignion de Montfort? Voici ce qu&#8217;en dit le saint lui-même.</strong></span></p>
<p>Toute notre perfection consistant à être conformés, unis et consacrés à Jésus-Christ, la plus parfaite de toutes les dévotions est sans difficulté (133) celle qui nous conforme, unit et consacre le plus parfaitement à Jésus-Christ. Or, Marie étant la plus conforme à Jésus-Christ de toutes les créatures, il s&#8217;ensuit que, de toutes les dévotions, celle qui consacre et conforme le plus une âme à Notre Seigneur est la dévotion à la très sainte Vierge sa sainte Mère ; et que plus une âme sera consacrée à Marie, plus, elle le sera à Jésus-Christ ; c&#8217;est pourquoi la parfaite consécration à Jésus-Christ n&#8217;est autre chose qu&#8217;une parfaite et entière consécration de soi-même à la très sainte Vierge, qui est la dévotion que j&#8217;enseigne, ou autrement une parfaite rénovation des voeux et promesses du saint Baptême.</p>
<p><a href="http://herauts.ca/doctrine/en-quoi-consiste-la-parfaite-consecration-a-jesus-christ/attachment/parfaitecons/" rel="attachment wp-att-967"><img class="alignleft  wp-image-967" style="margin: 10px;" title="parfaitecons" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/parfaitecons.jpeg" alt="" width="266" height="400" /></a>Cette dévotion consiste donc à se donner tout entier à la très sainte Vierge, pour être tout entier à Jésus-Christ par elle. Il faut lui donner, 1° notre corps avec tous ses sens et ses membres ; 2° notre âme avec toutes ses puissances; 3° nos biens extérieurs, qu&#8217;on appelle de fortune, présents et à venir ; 4° nos biens intérieurs et spirituels, qui sont nos mérites et nos vertus et nos bonnes oeuvres passées, présentes et futures : en deux mots, tout ce que nous avons dans l&#8217;ordre de la nature et dans l&#8217;ordre de la grâce, et tout ce que nous pourrons avoir à l&#8217;avenir dans l&#8217;ordre de la nature, de la grâce ou de la gloire ; et cela, sans aucune réserve, pas même d&#8217;un denier, d&#8217;un cheveu et de la moindre bonne action ; et cela, pour toute l&#8217;éternité ; et cela, sans prétendre ni espérer aucune autre récompense, de son offrande et de son service, que l&#8217;honneur d&#8217;appartenir à Jésus-Christ par elle et en elle, quand cette aimable Maîtresse ne serait pas, comme elle l&#8217;est toujours, la plus libérale et la plus reconnaissante des créatures.</p>
<p>Ici, il faut remarquer qu&#8217;il y a deux choses dans les bonnes oeuvres que nous faisons, savoir : la satisfaction et le mérite ; autrement, la valeur satisfactoire ou impétratoire, et la valeur méritoire. La valeur satisfactoire ou impétratoire d&#8217;une bonne oeuvre, c&#8217;est une bonne action en tant qu&#8217;elle satisfait à la peine dûe au péché, ou qu&#8217;elle obtient quelque nouvelle grâce ; la valeur méritoire, ou le mérite, est une bonne action en tant qu&#8217;elle mérite la grâce et la gloire éternelle. Or, dans cette consécration de nous-mêmes à la très sainte Vierge, nous lui donnons toute la valeur satisfactoire, impétratoire et méritoire, autrement, les satisfactions et les mérites de nos bonnes oeuvres; nous lui donnons nos mérites, nos grâces et nos vertus, non pas pour les communiquer à d&#8217;autres, (car nos mérites, grâces et vertus sont, à proprement parler, incommunicables ; et il n&#8217;y a eu que Jésus-Christ, qui en se faisant notre caution auprès de son Père, nous ait pu communiquer ses mérites); mais pour nous les conserver, augmenter et embellir. Comme nous dirons encore, nous lui donnons nos satisfactions pour les communiquer à qui bon lui semblera, et pour la plus grande gloire de Dieu.</p>
<p>Il suit de là que, 1° par cette dévotion, on donne à Jésus-Christ, de la manière la plus parfaite, puisque c&#8217;est par les mains de Marie, tout ce qu&#8217;on peut lui donner ; et beaucoup plus que par les autres dévotions où on lui donne ou une partie de son temps ou une partie de ses bonnes oeuvres, ou une partie de ses satisfactions et mortifications. Ici tout est donné et consacré, jusqu&#8217;au droit de disposer de ses biens intérieurs, et les satisfactions qu&#8217;on gagne par ses bonnes oeuvres, de jour en jour ; ce qu&#8217;on ne fait même dans aucune religion. On donne à Dieu, dans les religions, les biens de fortune par le voeu de pauvreté, les biens du corps par le voeu de chasteté, la propre volonté par le voeu d&#8217;obéissance, et quelquefois la liberté du corps par le voeu de clôture ; mais on ne lui donne pas la liberté ou le droit qu&#8217;on a de disposer de la valeur de ses bonnes oeuvres; et on ne se dépouille pas autant qu&#8217;on peut de ce que l&#8217;homme chrétien a de plus précieux et de plus cher, qui sont ses mérites et ses satisfactions.</p>
<p>2° Une personne qui s&#8217;est ainsi volontairement consacrée et sacrifiée à Jésus-Christ par Marie, ne peut plus disposer de la valeur d&#8217;aucune de ses bonnes actions : tout ce qu&#8217;elle souffre, tout ce qu&#8217;elle pense, dit et fait de bien, appartient à Marie, afin qu&#8217;elle en dispose selon la volonté de son Fils et à sa plus grande gloire ; sans cependant que cette dépendance préjudicie en aucune manière aux obligations de l&#8217;état où l&#8217;on est pour le présent, et où on pourra être pour l&#8217;avenir ; par exemple, aux obligations d&#8217;un prêtre qui, par office ou autrement, doit appliquer la valeur satisfactoire et impétratoire de la sainte messe à un particulier ; car on ne fait cette offrande que selon l&#8217;ordre de Dieu et les devoirs de son état.</p>
<p>3° On se consacre tout ensemble à la très sainte Vierge et à Jésus-Christ : à la très sainte Vierge comme au moyen parfait que Jésus-Christ a choisi pour s&#8217;unir à nous et nous unir à lui ; et à Notre Seigneur comme à notre dernière fin, auquel nous devons tout ce que nous sommes, comme à notre Rédempteur et à notre Dieu.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herauts.ca/doctrine/en-quoi-consiste-la-parfaite-consecration-a-jesus-christ/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Saint Blaise</title>
		<link>http://herauts.ca/doctrine/saints/saint-blaise/</link>
		<comments>http://herauts.ca/doctrine/saints/saint-blaise/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 15:54:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herauts</dc:creator>
				<category><![CDATA[Saints]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herauts.ca/?p=955</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;histoire de saint Blaise nous apprend qu&#8217;il parut dès son enfance d&#8217;un bon naturel, qu&#8217;il fut modeste en sa jeunesse...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://herauts.ca/doctrine/saints/saint-blaise/attachment/blaise1/" rel="attachment wp-att-956"><img class="alignleft  wp-image-956" style="margin: 10px;" title="blaise1" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/blaise1.jpeg" alt="" width="240" height="266" /></a>L&#8217;histoire de saint Blaise nous apprend qu&#8217;il parut dès son enfance d&#8217;un bon naturel, qu&#8217;il fut modeste en sa jeunesse arrivé à l&#8217;âge mûr, il s&#8217;appliqua particulièrement à la médecine, et fut toujours pénétré de la crainte de Dieu; de sorte qu&#8217;ayant gagné par ses vertus l&#8217;affection de tout le peuple, il fut élu évoque de la ville de Sébaste, qui est en la province d&#8217;Arménie. Depuis, par un mouvement de l&#8217;esprit de Dieu, il se retira sur une montagne nommée Argée, où il vécut quelque temps dans une caverne vers laquelle les bêtes sauvages des environs venaient tous les jours pour lui faire honneur et recevoir avec sa bénédiction la guérison de leurs maux. S&#8217;il arrivait qu&#8217;il fit sa prière, elles ne l&#8217;interrompaient pas, mais elles attendaient qu&#8217;il eût achevé, et ne s&#8217;en retournaient point sans avoir en quelque façon reçu leur congé, pour faire voir combien Dieu favorise ses serviteurs et quelle est l&#8217;obéissance qui est due à sa majesté par toutes les créatures. Ainsi, ce saint prélat trouvait des délices dans le creux de la terre, de la soumission parmi les bêtes, de la sûreté au milieu des monstres, de l&#8217;abondance dans les déserts et du plaisir en la solitude : ce qui nous donne sujet de le considérer comme un second Adam au paradis terrestre, ou plutôt comme une excellente copie de Jésus-Christ, dont il est écrit dans l&#8217;Évangile que, pendant les quarante jours de son jeûne et de sa solitude, il vivait parmi les bêtes.</p>
<p>Agricola, gouverneur de la Cappadoce et de la petite Arménie, sous l&#8217;empereur Licinius, étant venu à Sébaste, commença à y persécuter les fidèles, selon les ordres de son maître, qui déchirait les ouailles de Jésus-Christ comme un loup cruel et affamé, tandis que les loups véritables baisaient les pieds de Blaise, leur pasteur. Ce cruel juge crut que, ne devant point faire quartier aux chrétiens enfermés dans les prisons, il était expédient de les faire mourir tout d&#8217;un coup en les exposant aux bêtes sauvages. Pour cet effet, il envoya ses gens dans les forêts prendre des lions et d&#8217;autres bêtes farouches; mais il arriva qu&#8217;environnant le mont Argée, ils poussèrent jusqu&#8217;à la caverne où était Blaise, et trouvèrent autour de lui un grand nombre de lions, de tigres, d&#8217;ours, de loups et d&#8217;autres animaux semblables, qui lui faisaient compagnie. Surpris de cette aventure, ils entrèrent plus avant dans la caverne, et, trouvant le saint assis et ravi dans la méditation des grandeurs de la Divinité, ils en furent encore plus étonnés, et s&#8217;en retournèrent à la ville pour faire savoir au gouverneur ce qu&#8217;ils avaient vu. Ce récit l&#8217;engagea à envoyer des soldats vers cette montagne, pour chercher les chrétiens et amener tous ceux qu&#8217;ils pourraient rencontrer. Ils y allèrent et, ayant encore trouvé saint Blaise, qui priait et louait Notre-Seigneur, ils lui dirent que le gouverneur le demandait. Le saint répondit joyeusement: « Mes enfants, soyez les bienvenus; il y a longtemps que je soupire après votre arrivée; allons, au nom de Dieu ». Dès qu&#8217;il fut arrivé à la ville, Agricola le fit mettre en prison; et, le jour suivant, il le fit venir en sa présence et lui dit : « Je suis ravi de vous voir, Biaise, cher ami des dieux immortels. — Dieu vous garde, ô gouverneur », répondit Blaise; « mais ne donnez pas le nom de dieux à ces misérables esprits qui ne peuvent vous faire du bien ».</p>
<p>Le gouverneur, surpris d&#8217;une réponse si libre, méditait en lui-même comment il pourrait gagner ce prisonnier; puis, se laissant emporter à la rage, il le fit frapper de coups de bâton l&#8217;espace de deux ou trois heures. Le saint demeura toujours joyeux et constant au milieu de ce supplice, et il ne dit que ces belles paroles : « Ô trompeur insensé des âmes! Penses-tu me séparer de Dieu par tes tourments? Non, non, le Seigneur est avec moi, et c&#8217;est lui-même qui me fortifie. C&#8217;est pourquoi fais de moi tout ce que tu voudras ». Agricola le fit ramener en prison, et, lorsqu&#8217;il y fut, une pieuse veuve lui apporta à manger, et, se jetant à ses pieds, le supplia d&#8217;accepter le peu qu&#8217;elle lui offrait. Le saint évêque agréa ses charités, et promit de lui procurer, à elle et à tous ceux qui lui appartenaient, du secours et de l&#8217;assistance dans toutes leurs nécessités.</p>
<p><a href="http://herauts.ca/doctrine/saints/saint-blaise/attachment/blaise2/" rel="attachment wp-att-957"><img class="alignright  wp-image-957" style="margin-top: 10px; margin-bottom: 10px;" title="blaise2" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/blaise2.jpeg" alt="" width="240" height="360" /></a>On amenait à ce bienheureux prisonnier les malades de tous ces quartiers-là : parmi eux se trouva un jeune enfant qui, en mangeant du poisson, avait avalé une arête qui l&#8217;étranglait et le réduisait presque à l&#8217;extrémité. Sa mère le mit aux pieds du saint, et lui demanda son secours avec beaucoup de larmes et de soupirs; il pria Notre-Seigneur de lui donner la santé, et à tous ceux qui, étant travaillés d&#8217;un mal semblable, se recommanderaient à lui, et l&#8217;enfant fut guéri aussitôt. Depuis la mort du saint Martyr, plusieurs personnes incommodées du même mal ont été soulagées par son intercession.</p>
<p>À quelques jours de là, Agricola se fit amener son prisonnier une seconde fois, et, le trouvant plus ferme et plus résolu qu&#8217;auparavant, il le fit attacher à un poteau, où on le fouetta avec une cruauté inouïe. Mais le saint martyr endurait les coups avec joie, et louait la bonté de son Dieu de la grâce qu&#8217;il lui faisait en lui donnant la force de souffrir quelque chose pour son amour. Après ce supplice, on le détacha de ce poteau pour le ramener en prison. Sept femmes pieuses le suivirent, ramassant les gouttes de son sang qui coulait à terre; elles s&#8217;en frottaient le visage comme d&#8217;un baume précieux, avec un grand sentiment de piété. Elles furent arrêtées et menées au gouverneur, qui leur commanda de sacrifier aux dieux ou de se résoudre à mourir. Ces femmes prudentes lui répondirent qu&#8217;il n&#8217;avait qu&#8217;à envoyer ses dieux au bord d&#8217;un lac qui était là auprès, et qu&#8217;elles iraient les laver, afin de leur offrir un sacrifice plus pur. Le juge, très-joyeux de cette réponse, ordonna aussitôt que ses idoles y fussent portées; mais ces généreuses servantes de Jésus-Christ prirent les dieux d&#8217;Agricola et les jetèrent au fond de l&#8217;eau; il entra en une telle furie, qu&#8217;il fit préparer un grand feu avec du plomb fondu, et sept plaques de fer en forme de chemises : puis il leur dit de choisir, ou d&#8217;adorer les dieux, ou d&#8217;éprouver l&#8217;extrême chaleur du feu, et les effets du plomb fondu. Le tyran n&#8217;eut pas plus tôt proféré ces paroles, qu&#8217;une de ces saintes femmes, qui avait deux petits enfants, courut vers le feu, et ces deux innocents la prièrent, puisqu&#8217;elle voulait mourir, de ne pas les laisser en vie, de les aider à avoir la lumière céleste comme elle leur avait donné la lumière corporelle. Agricola fut bien étonné de ces paroles, et, tout outré de douleur, il s&#8217;écria : « Hélas! faut-il que les femmes et les enfants se moquent ainsi de nous? » Ensuite il fit attacher ces femmes à des poteaux, et commanda qu&#8217;on leur déchirât tout le corps avec des peignes de fer; mais, ô puissance infinie du Dieu vivant! du lait au lieu de sang coulait de leurs plaies, pour confondre la cruauté du gouverneur, et, en même temps que leurs corps étaient déchirés avec ces peignes de fer, des esprits bienheureux descendaient du ciel pour les consoler, et, les guérissant de leurs plaies, ils leur disaient : « N&#8217;appréhendez point les tourments; combattez, car vous vaincrez, et vous serez couronnées ». Après ce supplice, Agricola les fit jeter dans le feu; mais elles en furent retirées par la main du Tout-Puissant, sans en avoir été atteintes. Enfin, ce juge les condamna à avoir la tête tranchée; ce qui fut exécuté sur-le-champ, tandis qu&#8217;elles rendaient grâces à Dieu pour ce bienfait, en disant toutes ensemble d&#8217;un même esprit et d&#8217;un même cœur : « Nous vous remercions, Seigneur, de la grâce que vous nous faites d&#8217;être sacrifiées sur cet autel comme des brebis innocentes ». Pour les petits enfants, ils criaient à leur mère qu&#8217;elle eût bon courage, que la couronne lui était préparée et qu&#8217;elle allait la recevoir des mains de Dieu.</p>
<p>Le gouverneur entreprit encore d&#8217;ébranler le cœur de Blaise, son prisonnier; mais ayant vu que tous ses efforts étaient inutiles, il le fit jeter dans le lac où ses idoles avaient été noyées. Le saint Martyr fit le signe de la croix et marcha sur les eaux sans enfoncer; et, s&#8217;étant assis au milieu du lac, il convia les infidèles et les ministres de la justice à entrer dans l&#8217;eau comme lui, s&#8217;ils croyaient avoir du secours de leurs dieux. Il y en entra, dit-on, soixante-huit, qui allèrent aussitôt au fond et se noyèrent, pendant qu&#8217;un esprit de lumière apparut au saint Martyr, et lui dit : « Ô âme éclairée du Seigneur, ô pontife ami de Dieu, sortez de cette eau pour recevoir la couronne de la gloire immortelle! » Aussitôt le saint Prélat s&#8217;approcha de la terre, si éclatant de lumière, qu&#8217;il remplit de terreur les païens et consola merveilleusement les fidèles. Agricola en étant confus, et voyant que toutes ces inventions étaient inutiles, lui fit trancher la tête. Le saint, étant près de tendre le cou au bourreau, pria son souverain Seigneur en faveur de tous ceux dont il avait été assisté dans ses combats, et de ceux aussi qui, dans la suite, imploreraient son secours. Alors Notre-Seigneur lui apparut, et lui dit d&#8217;une voix qui fut entendue de toute l&#8217;assistance : « J&#8217;ai ouï ton oraison, et je t&#8217;accorde ce que tu me demandes ». Après quoi il eut la tête tranchée sur une pierre, avec les deux enfants dont nous avons parlé, et qui avaient généreusement confessé Jésus-Christ. Telle fut la fin glorieuse de ce saint Pontife, qui mourut à Sébaste le 3 février, environ l&#8217;an 316, sous l&#8217;empereur Licinius, et non pas sous Dioclétien. Les opinions sont fort partagées là-dessus, mais nous suivons la plus vraisemblable, notre dessein n&#8217;étant pas de faire ici des critiques de chronologie.</p>
<p>On met dans la main de saint Blaise une carde ou peigne de fer, ou bien une bougie roulée; un peigne de fer, parce qu&#8217;il endura, entre autres supplices, celui des ongles de fer, ce qui l&#8217;a fait choisir pour patron par les cardeurs de laine et même par les tailleurs de pierre, à cause d&#8217;un outil, appelé ripe, dont se servent ces derniers et qui ressemble à une carde; — un cierge, parce qu&#8217;il aurait dit, en forme de testament, à la femme dont il guérit l&#8217;enfant dans sa prison : « Offrez tous les ans un cierge en mémoire de moi et vous vous en trouverez bien, ainsi que tous ceux qui vous imiteront ». Dans certains pays, on fait bénir deux cierges le jour de la Chandeleur, qui est la veille de la fête de saint Blaise. Ceux qui, à l&#8217;exemple de l&#8217;enfant guéri par lui, veulent être délivrés de leurs maux de gorge pour lesquels on l&#8217;invoque spécialement, s&#8217;approchent du prêtre qui tient à la main les deux cierges bénits la veille, les approche du cou des malades et prie sur eux en invoquant le saint. — C&#8217;est par assimilation des maladies qu&#8217;on lui recommande l&#8217;espèce porcine très-sujette à l&#8217;esquinancie.</p>
<p>Ajoutons qu&#8217;on a souvent peint saint Blaise avec l&#8217;enfant qu&#8217;il délivre de la strangulation; avec le pourceau qu&#8217;il força un loup de rendre à une pauvre femme, dont il était toute la richesse; en ermite entouré des bêtes féroces qui lui tenaient compagnie dans la caverne.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://herauts.ca/doctrine/saints/saint-blaise/attachment/blaise3/" rel="attachment wp-att-958"><img class="aligncenter  wp-image-958" title="blaise3" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/blaise3.jpg" alt="" width="768" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>(Les petits bollandistes, Vie des saints, Tome 2)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herauts.ca/doctrine/saints/saint-blaise/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un cadeau pour l’Enfant Jésus</title>
		<link>http://herauts.ca/art-et-culture/un-cadeau-pour-l%e2%80%99enfant-jesus/</link>
		<comments>http://herauts.ca/art-et-culture/un-cadeau-pour-l%e2%80%99enfant-jesus/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 14:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herauts</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Contes pour enfants]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herauts.ca/?p=870</guid>
		<description><![CDATA[Beatriz Alves dos Santos Vers minuit, les enfants s’habillèrent en cachette et sortirent par la fenêtre pour se rendre à...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em>Beatriz Alves dos Santos</em></p>
<p><span style="color: #800000;"><strong>Vers minuit, les enfants s’habillèrent en cachette et sortirent par la fenêtre pour se rendre à l’église. Avec beaucoup de soin, ils emportèrent la petite boîte qui contenait le précieux cadeau.</strong></span></p>
<p>Le pittoresque petit village allemand semblait être fait de massepain.</p>
<p>C’était le mois de décembre. Les toits des maisons étaient recouverts d’un manteau blanc éclatant qui brillait à la lumière du timide soleil hivernal; on aurait dit que celui-ci jouait à cache-cache avec les nuages. Le soir, les boules colorées des arbres de Noël, l’épaisse fumée des cheminées et l’arôme des pains au miel créaient une ambiance de rêve. Une atmosphère joyeuse s’emparait alors des cœurs et les enfants se mettaient à confectionner de leurs mains les cadeaux qu’ils offriraient à l’Enfant Jésus dans l’église de la paroisse, après la messe de minuit.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-871" href="http://herauts.ca/art-et-culture/un-cadeau-pour-l%e2%80%99enfant-jesus/attachment/cadeau1/"><img class="alignright size-full wp-image-871" title="cadeau1" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/cadeau1.png" alt="" width="168" height="173" /></a>Rudolf était le fils aîné d’une famille nombreuse. Il aidait sa mère à cultiver les légumes et il était très habile pour le travail agricole.</p>
<p>Il était en train de scier, avec énergie et détermination, un grand tronc d’arbre qu’il avait trouvé dans les bois.</p>
<p>Les uns après les autres, ses frères et sœurs vinrent lui prêter main forte. Tous ensemble, ils décidèrent d’offrir au Divin Enfant un nouveau berceau : celui de la crèche de la paroisse était rudimentaire et déjà usé. Ils scièrent, poncèrent, plantèrent des clous et ornèrent l’objet de paille et de branches de pin.</p>
<p>Le berceau une fois terminé était très beau, car il avait été fabriqué avec beaucoup d’amour.</p>
<p>Quelques heures plus tard, leur mère, Madame Gertrude, rentra à la maison. Depuis la mort de son mari, elle était devenue une femme aigrie. Mais le pire, c’était qu’elle avait subitement perdu la foi. Comme la famille était pauvre et que les quatre enfants étaient encore petits, elle devait travailler comme laveuse et femme de ménage dans d’autres maisons pour les nourrir. Au lieu de demander l’aide du Ciel, de s’en remettre à Dieu, qui n’abandonne personne, elle était révoltée par sa situation. Lorsqu’elle vit le petit berceau et qu’elle comprit à quoi il était destiné, elle se mit en colère et le jeta au feu en criant :</p>
<p>- <em>Je vous ai déjà dit qu’il n’y aurait pas de fête de Noël cette année. Que célèbrerions-nous?</em></p>
<p><em> </em><em>Si l’Enfant Jésus existait, il nous aiderait… Et puis il fait froid, nous n’avons plus d’argent pour le bois et nous avons besoin de ces bûches pour faire du feu</em>.</p>
<p>Le visage maussade, elle se dirigea vers la cuisine pour préparer le repas.</p>
<p>Les enfants se mirent à pleurer.</p>
<p>Entre deux sanglots, Franz murmura :</p>
<p>— <em>Rudolf, est-ce que cela veut dire que&#8230; nous ne pourrons pas offrir de cadeau à l’Enfant Jésus?</em></p>
<p>— <em>Courage! Nous trouverons bien une solution&#8230;</em></p>
<p>Helga, la benjamine de la famille, répondit :</p>
<p><em>— Nous pourrions lui fabriquer un beau vêtement.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_872" class="wp-caption alignleft" style="width: 163px"><a rel="attachment wp-att-872" href="http://herauts.ca/art-et-culture/un-cadeau-pour-l%e2%80%99enfant-jesus/attachment/cadeau2/"><img class="size-full wp-image-872" style="margin: 10px;" title="cadeau2" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/cadeau2.png" alt="" width="153" height="158" /></a><p class="wp-caption-text">Le pittoresque petit village allemand semblait être fait de massepain.</p></div>
<p>Ils se mirent à chercher des chutes de tissus dans la boîte à couture de leur mère, mais ils ne trouvèrent rien de satisfaisant. Et puis ils n’étaient pas assez habiles pour confectionner quoi que ce soit&#8230;</p>
<p>Anette eut l’idée de préparer des biscuits et des pains au miel, mais le manque d’ingrédients et de connaissances en matière de cuisine leur ôta bientôt toute joie. Ralf voulut composer un morceau de musique; il s’empara de sa flûte et commença à jouer, mais le désaccord fut retentissant&#8230;</p>
<p>Attirée par l’agitation, Madame Gertrude se dirigea vers le salon et leur dit :</p>
<p>— <em>Voulez-vous bien cesser de chahuter! Les voisins vont finir par venir jusqu’ici pour voir ce qui se passe.</em></p>
<p>D’une voix tremblante, Helga lui répondit :</p>
<p>- <em>Mais maman, nous serons la seule famille à ne pas fêter Noël!&#8230;</em></p>
<p>- <em>Cela m’importe peu! Si ce Jésus dont vous parlez était vraiment Dieu, il aurait déjà amélioré notre condition misérable.</em></p>
<p>Tous furent très tristes et angoissés. Lorsque leur mère s’en alla, Franz dit à ses frères et sœurs :</p>
<p>- <em>Nous allons prier et demander à la Sainte Vierge de nous aider à trouver un présent pour son Divin Fils.</em></p>
<p>- <em>Et d’attendrir le cœur dur de Maman…, ajouta Anette</em>.</p>
<p>Ils s’agenouillèrent tous et se mirent à prier avec beaucoup de dévotion et de piété.</p>
<p>Quelques jours plus tard, Rudolf se rendit chez une voisine du village pour vendre les produits de son verger. Une fois qu’il eût terminé son travail, une femme qui avait observé son sérieux et son acharnement lui offrit une belle rose de sa serre pour égayer sa journée.</p>
<p>Le visage du garçon s’illumina. Le cadeau pour l’Enfant Jésus était tout trouvé! Une fleur aussi belle que celle-ci était une chose rare en hiver. Il s’empressa de rentrer chez lui pour dire à ses frères et sœurs que la Vierge Marie avait écouté leurs prières.</p>
<p>Ils prirent soin de bien cacher la fleur dans une petite boîte afin que leur mère ne l’abîme pas.</p>
<p>Quand vint la nuit de Noël, Madame Gertrude décréta que tout le monde irait se coucher avant dix heures. Les autres foyers du petit village, même les plus humbles, étaient décorés, joyeux et plein de mets délicieux. Les paysans étaient parés de leurs plus beaux vêtements pour aller à la messe de minuit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div align="center">
<div id="attachment_873" class="wp-caption aligncenter" style="width: 370px"><a rel="attachment wp-att-873" href="http://herauts.ca/art-et-culture/un-cadeau-pour-l%e2%80%99enfant-jesus/attachment/cadeau3/"><img class="size-full wp-image-873 " title="cadeau3" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/cadeau3.png" alt="" width="360" height="321" /></a><p class="wp-caption-text">Voulez-vous bien cesser de chahuter! Les voisins vont finir par venir jusqu’ici pour voir ce qui se passe.</p></div> </div>
<p style="text-align: left;">Seule la maison de Madame Gertrude était triste et silencieuse&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">Cependant, vers minuit, les enfants s’habillèrent en cachette et sortirent par la fenêtre pour se rendre à l’église. Avec beaucoup de soin, ils emportèrent la petite boîte qui contenait le précieux cadeau.</p>
<p>Lorsqu’ils arrivèrent, ils ouvrirent la boîte pour y jeter un coup d’œil et&#8230; horrible surprise! La rose était complètement fânée. Que faire maintenant? À court de solutions, ils décidèrent de l’offrir telle quelle, sûrs que l’Enfant Jésus connaissait les intentions de leur cœur.</p>
<p>Après la messe, au son de Douce nuit, Sainte nuit, les enfants se dirigèrent en file vers la crèche avec leurs présents : habits de velours, encens, parfums, toutes sortes de massepains et de chocolats, des paniers de fruits secs ornés de merveilles&#8230; Les enfants de Madame Gertrude s’approchèrent également et lorsque Rudolf ouvrit la petite boîte,&#8230; quel prodige! Il n’y avait pas une, mais cinq magnifiques roses de toutes les couleurs, regroupées en un joli bouquet orné d’un délicat ruban de soie.</p>
<p>À cet instant, leur mère entra dans l’église. Elle se sentit enveloppée d’une atmosphère comblée de bénédictions, contempla la Foi innocente des enfants et éclata en sanglots. Les yeux remplis de larmes, elle s’agenouilla devant la crèche, demanda pardon à Dieu pour ses fautes et, devant tous, offrit au Divin Enfant son cœur contrit et humilié.</p>
<p>Le village aimait cette femme si résignée, malgré tous ses mouvements d’humeur et ses rudesses. Elle menait une vie malheureuse et avait de la peine pour la souffrance de ses enfants. Alors, en la voyant miraculeusement repentie, l’église tout entière entonna un merveilleux chant d’action de grâce.</p>
<p>À partir de ce soir-là, tout commença à s’améliorer pour la famille. Rudolf trouva un bon emploi près de chez lui. Ralf, Franz, Anette et Helga grandirent en procurant une grande joie à la bonne Gertrude, qui devint une excellente mère, une voisine prévenante et l’une des paroissiennes les plus pieuses du village.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herauts.ca/art-et-culture/un-cadeau-pour-l%e2%80%99enfant-jesus/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La conversion de Paul Claudel</title>
		<link>http://herauts.ca/doctrine/spiritualite/la-conversion-de-paul-claudel/</link>
		<comments>http://herauts.ca/doctrine/spiritualite/la-conversion-de-paul-claudel/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 15:13:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herauts</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spiritualité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herauts.ca/?p=926</guid>
		<description><![CDATA[Je suis né le 6 août 1868. Ma conver­sion s&#8217;est produite le 25 décembre 1886. J&#8217;avais donc dix-huit ans. Mais...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<div>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #993300;">Je suis né le 6 août 1868. Ma conver­sion s&#8217;est produite le 25 décembre 1886. J&#8217;avais donc dix-huit ans. Mais le dévelop­pement de mon caractère était déjà, à ce moment, très avancé. Bien que rattachée des deux côtés à des lignées de croyants qui ont donné plusieurs prêtres à l&#8217;Église, ma famille était indifférente et, après notre arrivée à Paris, devint nettement étrangère aux cho­ses de la Foi.</span></strong></p>
<p><div id="attachment_935" class="wp-caption alignleft" style="width: 232px"><a href="http://herauts.ca/doctrine/spiritualite/la-conversion-de-paul-claudel/attachment/paulclaudel/" rel="attachment wp-att-935"><img class="size-medium wp-image-935 " style="margin: 10px;" title="paulclaudel" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/paulclaudel-222x300.jpg" alt="" width="222" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Paul Claudel</p></div>
<p style="text-align: justify;">Auparavant, j&#8217;avais fait une bonne pre­mière communion qui, comme pour la plu­part des jeunes garçons, fut à la fois le cou­ronnement et le terme de mes pratiques religieuses. J&#8217;ai été élevé, ou plutôt instruit, d&#8217;abord par un professeur libre, dans des collèges (laïcs) de province, puis enfin au lycée Louis-le-Grand. Dès mon entrée dans cet établissement, j&#8217;avais perdu la foi, qui me semblait inconciliable avec la pluralité des mondes. La lecture de la <em>Vie de Jésus</em> de Renan<sup> </sup>fournit de nouveaux prétextes à ce changement de convictions que tout, d&#8217;ailleurs, autour de moi, facilitait ou encourageait.</p>
<p style="text-align: justify;">Que l&#8217;on se rappelle ces tristes années quatre-vingts, l&#8217;époque du plein épanouissement de la littérature naturaliste. Jamais le joug de la matière ne parut mieux affermi. Tout ce qui avait un nom dans l&#8217;art, dans la science et dans la littérature, était irréligieux. Tous les soi-disant grands hommes de ce siècle finissant s&#8217;étaient distingués par leur hostilité à l&#8217;Église. Renan régnait. Il prési­dait la dernière distribution de prix du lycée Louis-le-Grand à laquelle j’assistai et il me semble que je fus couronné de ses mains. Victor Hugo venait de disparaître dans une apothéose.</p>
<p style="text-align: justify;">À dix-huit ans, je croyais donc ce que croyaient la plupart des gens dits cultivés de ce temps. La forte idée de l&#8217;individuel et du concret était obscurcie en moi. J&#8217;acceptais l&#8217;hypothèse moniste et mécaniste dans toute sa rigueur; je croyais que tout était soumis aux « lois », et que ce monde était un enchaînement dur d&#8217;effets et de causes que la science allait arriver après-demain à débrouiller parfaitement. Tout cela me semblait d&#8217;ailleurs fort triste et fort en­nuyeux. Quant à l&#8217;idée du devoir kantien que nous présentait mon professeur de philo­sophie, M. Burdeau, ja­mais il ne me fut pos­sible de la digérer.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vivais d&#8217;ailleurs dans l&#8217;immoralité et, peu à peu, je tombai dans un état de désespoir. La mort de mon grand-père, que j&#8217;avais vu de longs mois rongé par un cancer à l&#8217;estomac, m&#8217;avait inspiré une profonde terreur et la pensée de la mort ne me quittait pas. J&#8217;avais complètement oublié la religion et j&#8217;étais à son égard d&#8217;une ignorance sau­vage. La première lueur de vérité me fut donnée par la rencontre des livres d&#8217;un grand poète, à qui je dois une éternelle re­connaissance, et qui a eu dans la formation de ma pensée une part prépondérante : Arthur Rimbaud. La lecture des <em>Illuminations</em>, puis, quelques mois après, d&#8217;<em>Une Sai­son en Enfer</em>, fut pour moi un événement capital. Pour la première fois, ces livres ou­vraient une fissure dans mon bagne matéria­liste et me donnait l&#8217;impression vivante et presque physique du surnaturel. Mais mon état habituel d&#8217;asphyxie et de désespoir res­tait le même.</p>
<p><div id="attachment_932" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><a href="http://herauts.ca/doctrine/spiritualite/la-conversion-de-paul-claudel/attachment/187_20110504_gk/" rel="attachment wp-att-932"><img class="size-full wp-image-932 " title="187_20110504_GK" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/187_20110504_GK.png" alt="" width="560" height="357" /></a><p class="wp-caption-text">© Gustavo Kralj</p></div>
<p style="text-align: justify;">Tel était le malheureux enfant qui, le 25 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris pour y suivre les offices de Noël. Je commençais alors à écrire et il me semblait que, dans les cérémonies catholiques, considérées avec un dilettan­tisme supérieur, je trouverais un excitant ap­proprié et la matière de quelques exercices décadents. C&#8217;est dans ces dispositions que, cou­doyé et bousculé par la foule, j&#8217;assistai, avec un plaisir médiocre, à la grand-messe. Puis, n&#8217;ayant rien de mieux à faire, je revins aux vêpres. Les enfants de la maîtrise en robes blan­ches et les élèves du pe­tit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet qui les assistaient, étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être le Magnificat. J&#8217;étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l&#8217;entrée du chœur, à droite du côté de la sacristie. Et c&#8217;est alors que se produisit l&#8217;événement qui domine toute ma vie.</p>
<p style="text-align: justify;">En un instant, mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d&#8217;une telle force d&#8217;adhésion, d&#8217;un tel soulèvement de tout mon être, d&#8217;une conviction si puissante, d&#8217;une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d&#8217;une vie agitée, n&#8217;ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J&#8217;avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l&#8217;innocence, de l&#8217;éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable.</p>
<p style="text-align: justify;">En essayant, comme je l&#8217;ai fait souvent, de reconstituer les minutes qui suivirent cet instant extraordinaire, je retrouve les éléments suivants qui, cependant, ne formaient qu&#8217;un seul éclair, une seule arme, dont la Providence divine se servait pour atteindre et s&#8217;ouvrir enfin le cœur d&#8217;un pauvre enfant désespéré : « Que les gens qui croient sont heureux! Si c&#8217;était vrai, pourtant? C&#8217;est vrai! Dieu existe, Il est là. C&#8217;est quelqu&#8217;un, c&#8217;est un être aussi personnel que moi! Il m&#8217;aime, Il m&#8217;appelle. » Les larmes et les san­glots étaient venus et le chant si tendre de l’<em>Adeste</em> ajoutait encore à mon émotion.</p>
</div>
</div>
<div>
<div>
<p style="text-align: justify;">Émotion bien douce où se mêlait cepen­dant un sentiment d&#8217;épouvante et presque d&#8217;horreur! Car mes convictions philosophiques étaient entières. Dieu les avait laissées dédaigneusement où elles étaient, je ne voyais rien à y changer, la religion catho­lique me semblait toujours le même trésor d&#8217;anecdotes absurdes, ses prêtres et les fidèles m&#8217;inspiraient la même aversion qui allait jusqu&#8217;à la haine et jusqu&#8217;au dégoût. L’édifice de mes opinions et de mes connaissan­ces restait debout et je n&#8217;y voyais aucun défaut. Il était seulement arrivé que j&#8217;en étais sorti.</p>
<p style="text-align: justify;">Un Être nouveau et formidable, avec de terribles exigences pour le jeune homme et l&#8217;artiste que j&#8217;étais, s&#8217;était révélé que je ne savais concilier avec rien de ce qui m&#8217;entou­rait. L’état d&#8217;un homme qu&#8217;on arracherait d&#8217;un seul coup de sa peau pour le planter dans un corps étranger au milieu d&#8217;un monde inconnu est la seule comparaison que je puisse trouver pour exprimer cet état de désarroi complet. Ce qui était le plus répugnant, à mes opinions et à mes goûts, c&#8217;est cela pourtant qui était vrai, c&#8217;est cela dont il fallait bon gré, mal gré, que je m&#8217;accommodasse. Ah! Ce ne serait pas, du moins, sans avoir essayé tout ce qu&#8217;il m&#8217;était possible pour résister.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette résistance a duré quatre ans. J&#8217;ose dire que je fis une belle défense et que la lutte fut loyale et complète. Rien ne fut omis. J&#8217;usai de tous les moyens de résis­tance et je dus abandonner l&#8217;une après l&#8217;autre des armes qui ne me servaient à rien. Ce fut la grande crise de mon existence, cette agonie de la pensée dont Arthur Rimbaud a écrit : « Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d&#8217;hommes. Dure nuit! le sang séché fume sur ma face! » Les jeunes gens qui abandonnent si facilement la foi ne savent pas ce qu&#8217;il en coûte pour la recou­vrer et de quelles tortures elle devient le prix. La pensée de l&#8217;enfer, la pensée aussi de tou­tes les beautés et de toutes les joies, dont, à ce qu&#8217;il me paraissait, mon retour à la vérité, devait m&#8217;imposer le sacrifice, étaient surtout ce qui me retirait en arrière.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais enfin, dès le soir même de ce mémorable jour à Notre-Dame, après que je fus rentré chez moi par les rues pluvieuses qui me semblaient maintenant si étranges, j&#8217;avais pris une bible protestante qu&#8217;une amie allemande avait donnée autrefois à ma sœur Camille et, pour la première fois, j&#8217;avais entendu l&#8217;accent de cette voix si douce et si inflexible qui n&#8217;a cessé de retentir dans mon cœur.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne connaissais que par Renan l&#8217;histoire de Jésus et, sur la foi de cet imposteur, j&#8217;ignorais même qu&#8217;Il se fût jamais dit le Fils de Dieu. Chaque mot, chaque ligne démen­tait, avec une simplicité majestueuse, les impudentes affirmations de l&#8217;apostat et me dessillait les yeux. C&#8217;est vrai, je l&#8217;avouais avec le centurion, oui, Jésus était le Fils de Dieu. C&#8217;est à moi, Paul, entre tous, qu&#8217;Il s&#8217;adressait et Il me promettait Son amour. Mais, en même temps, si je ne Le suivais, Il ne me laissait d&#8217;autre alternative que la damnation. Ah! de n&#8217;avais pas besoin qu&#8217;on m&#8217;expliquât ce qu&#8217;était l&#8217;enfer et j&#8217;y avais fait ma « Saison ». Ces quelques heures m&#8217;avaient suffi pour me montrer que l&#8217;enfer est partout où n&#8217;est pas Jésus-Christ. Et que m&#8217;importait le reste du monde auprès de cet Être nouveau et prodigieux qui venait de m&#8217;être révélé?</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;était l&#8217;homme nouveau en moi qui par­lait ainsi, mais l&#8217;ancien résistait de toutes ses forces et ne voulait rien abandonner de cette vie qui s&#8217;ouvrait à lui. L’avouerai-je? Au fond, le sentiment le plus fort qui m&#8217;empêchait de déclarer mes convictions était le res­pect humain. La pensée d&#8217;annoncer à tous ma conversion, de dire à mes parents que je vou­lais faire maigre le ven­dredi, de me proclamer moi-même un de ces catholiques tant raillés, me donnait des sueurs froides et, par mo­ments, la violence qui m&#8217;était faite me causait une véritable indignation. Mais je sentais sur moi une main ferme. Je ne connaissais pas un prêtre. Je n&#8217;avais pas un ami catholique.</p>
<p style="text-align: justify;">L’étude de la religion était devenue mon intérêt dominant. Chose curieuse! l&#8217;éveil de l&#8217;âme et celui des facultés poétiques se fai­sait chez moi en même temps, démentant mes préjugés et mes terreurs enfantines. C&#8217;est à ce moment que j&#8217;écrivis les premières versions de mes drames : <em>Tête d&#8217;Or </em>et <em>La Ville.</em> Quoique étranger encore aux sacrements, déjà je participais à la vie de l&#8217;Église, je respirais enfin et la vie pénétrait en moi par tous les pores. Les livres qui m&#8217;ont le plus aidé à cette époque sont d&#8217;abord les <em>Pensées</em> de Pascal, ouvrage inestimable pour ceux qui cherchent la foi, bien que son influence ait souvent été funeste; les <em>Élévations sur les Mystères</em> et les <em>Méditations sur les Évangiles</em> de Bossuet, et ses autres traités philosophiques; le Poème de Dante, et les admirables récits de la Sœur Emmerich. La <em>Métaphysique</em> d&#8217;Aristote m&#8217;avait nettoyé l&#8217;esprit et m&#8217;intro­duisait dans les domaines de la véritable rai­son. L’<em>Imitation</em> appartenait à une sphère trop élevée pour moi et ses deux premiers li­vres m&#8217;avaient paru d&#8217;une dureté terrible.</p>
<p><div id="attachment_938" class="wp-caption alignright" style="width: 294px"><a href="http://herauts.ca/doctrine/spiritualite/la-conversion-de-paul-claudel/attachment/ndparis/" rel="attachment wp-att-938"><img class="size-full wp-image-938 " style="margin: 10px;" title="ndparis" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/ndparis.jpg" alt="" width="284" height="480" /></a><p class="wp-caption-text">Notre Dame de Paris, statue des Hérauts de l&#39;Évangile (Canada)</p></div>
<p style="text-align: justify;">Mais le grand livre qui m&#8217;était ouvert et où je fis mes classes, c&#8217;était l&#8217;Église. Louée soit à jamais cette grande mère majes­tueuse aux genoux de qui j&#8217;ai tout appris! Je passais tous mes dimanches à Notre-Dame et j&#8217;y allais le plus sou­vent possible en se­maine. J&#8217;étais alors aussi ignorant de ma religion qu&#8217;on peut l&#8217;être du bouddhisme, et voilà que le drame sacré se déployait de­vant moi avec une magni­ficence qui surpassait toutes mes imaginations. Ah! ce n&#8217;était plus le pauvre langage des livres de dévotion! C&#8217;était la plus pro­fonde et la plus grandiose poésie, les gestes les plus augustes qui aient jamais été confiés à des êtres humains.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne pouvais me rassasier du spectacle de la messe et chaque mouvement du prêtre s&#8217;inscrivait profondément dans mon esprit et dans mon cœur. La lecture de l&#8217;office des Morts, de celui de Noël, le spectacle des jours de la Semaine Sainte, le sublime chant de l&#8217;<em>Exultat</em> auprès duquel les accents les plus enivrés de Sophocle et de Pindare me paraissaient fades, tout cela m&#8217;écrasait de respect et de joie, de reconnaissance, de re­pentir et d&#8217;adoration! Peu à peu, lentement et péniblement, se faisait jour dans mon cœur cette idée que l&#8217;art et la poésie aussi sont des choses divines, et que les plaisirs de la chair, loin de leur être indispensables, leur sont au contraires un détriment. Combien j&#8217;enviais les heureux chrétiens que je voyais communier! Quant à moi, j&#8217;osais à peine me glisser parmi ceux qui, à chaque vendredi de Carême, venaient baiser la couronne d&#8217;épines.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant les années passaient et ma situation devenait intolérable. Je priais Dieu avec larmes en secret et cependant je n&#8217;osais ouvrir la bouche. Pourtant, chaque jour, mes objections devenaient plus faibles et l&#8217;exigence de Dieu plus dure. Ah! que je Le connaissais bien à ce moment, et que Ses tou­ches sur mon âme étaient fortes! Comment ai-je trouvé le courage d&#8217;y résister?</p>
<p style="text-align: justify;">La troisième année, je lus les <em>Écritures posthumes</em> de Baudelaire, et je vis qu&#8217;un poète que je préférais à tous les Français avait trouvé la foi dans les dernières années de sa vie et s&#8217;était débattu dans les mêmes angoisses et dans les mêmes remords que moi. Je réunis mon courage et j&#8217;entrai un après-midi dans un confessionnal de Saint-Médard, ma paroisse. Les minutes où j&#8217;attendis le prêtre sont les plus amères de ma vie. Je trouvai un vieil homme qui me parut fort peu ému d&#8217;une histoire qui, à moi, semblait si intéressante; il me parla des « souvenirs de ma première communion » (à ma pro­fonde vexation) et m&#8217;ordonna avant toute absolu­tion de déclarer ma conversion à ma famille : en quoi aujourd&#8217;hui je ne puis lui donner tort. Je sortis de la boîte humilié et courroucé, et n&#8217;y revins que l&#8217;année suivante, lorsque je fus décidément forcé, réduit et poussé à bout. Là dans cette même église Saint-Médard, je trouvai un jeune prêtre miséricor­dieux et fraternel, M. l&#8217;abbé Ménard, qui me réconcilia, et plus tard, le saint et vénérable ecclésias­tique, l&#8217;abbé Villaume, qui fut mon directeur et mon père bien-aimé, et dont, du ciel où il est maintenant, je ne cesse de sentir sur moi la protection. Je fis ma seconde communion en ce même jour de Noël, le 25 décembre 1890, à Notre-Dame.</p>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herauts.ca/doctrine/spiritualite/la-conversion-de-paul-claudel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le pinceau de Dieu</title>
		<link>http://herauts.ca/doctrine/spiritualite/le-pinceau-de-dieu/</link>
		<comments>http://herauts.ca/doctrine/spiritualite/le-pinceau-de-dieu/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 Jul 2011 16:18:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herauts</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spiritualité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herauts.ca/?p=908</guid>
		<description><![CDATA[Francisco Teixeira de Araújo Imaginons un pinceau capable de voir, penser, vouloir et sentir &#8211; comme un être humain &#8211;...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><em><a href="http://herauts.ca/doctrine/spiritualite/le-pinceau-de-dieu/attachment/pinceau/" rel="attachment wp-att-912"><img class="aligncenter size-full wp-image-912" title="pinceau" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/pinceau.png" alt="" width="600" height="347" /></a><br />
</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Francisco Teixeira de Araújo</em></p>
<p style="text-align: justify;">Imaginons un pinceau capable de voir, penser, vouloir et sentir &#8211; comme un être humain &#8211; mis à la disposition d&#8217;un grand peintre. En voyant surgir petit à petit le chef-d&#8217;oeuvre, il serait certainement heureux de se sentir un instrument indispensable à sa réalisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, par rapport à Dieu, nous sommes tous comme des pinceaux dans les mains du Divin Peintre, pour l&#8217;accomplissement de son oeuvre dans les âmes. Non pas que nous sommes des instruments nécessaires &#8211; car Il peut tout faire sans l&#8217;aide de personne &#8211; mais parce que dans sa sagesse infinie, Il désire notre coopération.</p>
<p style="text-align: justify;">Parfois, Dieu parle directement aux âmes, d&#8217;une manière irrésistible, comme à Saul sur le chemin de Damas.</p>
<p style="text-align: justify;">Fréquemment, toutefois, Jésus se limite à chuchoter au fond du coeur : « Tournes-toi vers moi &#8230; Vois, le bonheur n&#8217;est pas dans le plaisir coupable, mais dans la pratique de la vertu! Pense à l&#8217;éternité&#8230; Reportes-toi à ma Mère, Elle viendra à ton aide. »</p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, l&#8217;immense majorité des hommes, ou presque, est sourde à ces insistants appels de la grâce. Notre Seigneur, ainsi rejeté, n&#8217;abandonne pas. Il veut peindre dans toutes les âmes le plus parfait chef-d&#8217;oeuvre qui puisse exister : son propre visage divin.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dans l&#8217;exécution de cette sublime peinture qu&#8217;intervient notre rôle de &laquo;&nbsp;pinceau de Dieu &laquo;&nbsp;. Il sollicite, à tout moment, la collaboration de chacun de nous pour son oeuvre grandiose de sanctification des âmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Comment pouvons-nous répondre OUI à cette demande?</p>
<p style="text-align: justify;">Très simplement, dans la routine de la vie quotidienne. En premier lieu, en priant, car rien ne se fait sans la grâce en matière d&#8217;apostolat. Il est aussi très important de donner le bon exemple, une des invitations les plus efficaces à la conversion; dire, au bon moment, un mot d&#8217;encouragement ou de consolation; donner un conseil opportun; recommander la lecture d&#8217;un bon livre ou d&#8217;une bonne revue; inviter à une messe ou à la récitation du chapelet. Enfin, même par un simple regard nous pouvons être un instrument utile et conduire vers Dieu, par l&#8217;intercession de Notre Dame, nos frères dans la foi.</p>
<p style="text-align: justify;">Si nous sommes disposés à être des pinceaux dociles dans les mains du Divin Peintre, nous aurons l&#8217;expérience d&#8217;une des plus grandes récompenses qui puisse s&#8217;obtenir sur cette terre: la joie de voir l&#8217;action de la grâce purifiant et transformant les âmes de ceux qui sont l&#8217;objet de notre apostolat. Le récompense que nous recevrons au ciel sera infiniment plus grande, pour toute l&#8217;éternité!</p>
<p style="text-align: center;"> <em><span style="color: #888888;">(Traduction de l&#8217;original en portugais . Revue Arautos do Evangelho, Mars 2004, no 27, p. 41)</span></em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herauts.ca/doctrine/spiritualite/le-pinceau-de-dieu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Comment recevoir et utiliser le scapulaire</title>
		<link>http://herauts.ca/doctrine/comment-recevoir-et-utiliser-le-scapulaire/</link>
		<comments>http://herauts.ca/doctrine/comment-recevoir-et-utiliser-le-scapulaire/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Jul 2011 20:13:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herauts</dc:creator>
				<category><![CDATA[Doctrine]]></category>
		<category><![CDATA[Vierge Marie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herauts.ca/?p=894</guid>
		<description><![CDATA[On devient membre de la confrérie du scapulaire du Mont-Carmel par la réception du scapulaire, qui doit obligatoirement être imposé...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://herauts.ca/doctrine/comment-recevoir-et-utiliser-le-scapulaire/attachment/scapulaire/" rel="attachment wp-att-899"><img class="alignright size-full wp-image-899" title="scapulaire" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/scapulaire.png" alt="" width="255" height="394" /></a>On devient membre de la confrérie du scapulaire du Mont-Carmel par la réception du scapulaire, qui doit obligatoirement être imposé autour du cou en utilisant la formule prévue à cet effet.</p>
<p><span style="color: #ff0000;">♦</span> En cas d&#8217;urgence (danger de mort) un laïc pourrait imposer à lui-même ou à un autre, en récitant une prière à la Sainte Vierge, un scapulaire précédemment bénit par un prêtre.</p>
<p><span style="color: #ff0000;">♦</span> Tout prêtre ou diacre peut désormais faire l&#8217;imposition du scapulaire.</p>
<p><span style="color: #ff0000;">♦</span> Le scapulaire du Mont-Carmel est composé de deux morceaux de laine brune tissée de forme rectangulaire, reliés entre eux par deux cordons de manière à pouvoir être portés autour du cou. L&#8217;image de la Sainte Vierge attachée au scapulaire n&#8217;est pas nécessaire. La médaille du scapulaire a été créée seulement pour ceux qui auraient de graves inconvénients à porter l&#8217;étoffe.</p>
<p><span style="color: #ff0000;">♦</span> Le scapulaire doit être porté de manière continuelle (donc aussi pendant la nuit) et peut être dissimulé sous les vêtements. Il est bénit une fois pour toutes lors de l&#8217;imposition. Lorsqu&#8217;un scapulaire est sali ou usé, on peut donc le remplacer sans aucune nouvelle cérémonie de bénédiction ou d&#8217;imposition. Le scapulaire (objet sacré) une fois usé doit être brûlé ou enterré.</p>
<p><span style="text-decoration: underline; color: #000080;"><strong>Promesses de la Très Sainte Vierge</strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;">♦</span> Préservation des flammes éternelles.</p>
<p><span style="color: #ff0000;">♦</span> Libération du purgatoire le samedi après notre mort.</p>
<p><span style="color: #ff0000;">♦</span> Protection contre les dangers de l&#8217;âme et du corps.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #000080; text-decoration: underline;">Conditions pour bénéficier des promesses</span></span></strong></p>
<p><a href="http://herauts.ca/doctrine/comment-recevoir-et-utiliser-le-scapulaire/attachment/scapulaire1/" rel="attachment wp-att-896"><img class="alignleft size-full wp-image-896" title="scapulaire1" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/scapulaire1.jpg" alt="" width="156" height="250" /></a>Pour la promesse principale, la préservation de l&#8217;enfer, il n&#8217;y aucune condition particulière, sinon celle de recevoir le scapulaire avec une intention droite, et de le porter au moment de la mort.</p>
<p>Pour la délivrance du purgatoire le samedi suivant la mort, trois conditions sont requises:</p>
<p>a) porter habituellement le scapulaire<br />b) conserver la chasteté de son état<br />c) réciter quotidiennement le petit office de la Sainte Vierge. Les prêtres ont le pouvoir de commuer cette obligation un peu difficile, par exemple par la récitation quotidienne du chapelet. </p>
<p style="text-align: center;"> <em>Pour d&#8217;autres informations et pour obtenir un scapulaire visitez </em><a href="http://viergedefatima.org/2011/07/08/le-scapulaire-du-mont-carmel/" target="_blank">www.viergedefatima.org</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herauts.ca/doctrine/comment-recevoir-et-utiliser-le-scapulaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Vierge des Miracles</title>
		<link>http://herauts.ca/doctrine/vierge-des-miracles/</link>
		<comments>http://herauts.ca/doctrine/vierge-des-miracles/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Jul 2011 23:01:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herauts</dc:creator>
				<category><![CDATA[Doctrine]]></category>
		<category><![CDATA[Vierge Marie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herauts.ca/?p=861</guid>
		<description><![CDATA[Vous n&#8217;avec qu&#8217;à vouloir, et tout se fera. [...] on doit vous prier de vouloir, puisque tout ce que vous voulez,...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-862" href="http://herauts.ca/doctrine/vierge-des-miracles/attachment/viergedesmiracles/"><img class="aligncenter size-full wp-image-862" title="viergedesmiracles" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/viergedesmiracles.jpg" alt="" width="500" height="655" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;">Vous n&#8217;avec qu&#8217;à vouloir, et tout se fera. [...] on doit vous prier de vouloir, puisque tout ce que vous voulez, se fait nécessairement.</span></strong></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #0000ff;">(Saint Alphonse-Marie de Liguori, Les gloires de Marie, chapitre VI)</span></em></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #c0c0c0;">Photo : Dario Iallorenzi &laquo;&nbsp;<em>Virgen del Milagro</em>&laquo;&nbsp;, cathédrale de Salta &#8211; Argentine</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herauts.ca/doctrine/vierge-des-miracles/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nativité de saint Jean-Baptiste</title>
		<link>http://herauts.ca/doctrine/saints/nativite-de-saint-jean-baptiste/</link>
		<comments>http://herauts.ca/doctrine/saints/nativite-de-saint-jean-baptiste/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 21:45:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herauts</dc:creator>
				<category><![CDATA[Saints]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herauts.ca/?p=788</guid>
		<description><![CDATA[La liturgie nous fait célébrer le 24 juin la nativité de saint Jean-Baptiste, le seul saint dont nous commémorons la...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;"><a rel="attachment wp-att-823" href="http://herauts.ca/nativite-de-saint-jean-baptiste/stbaptisteheader/"><img class="aligncenter size-full wp-image-823" title="stbaptisteheader" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/stbaptisteheader.png" alt="" width="483" height="125" /></a></h4>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><strong>La liturgie nous fait célébrer le 24 juin la nativité de saint Jean-Baptiste, le seul saint dont nous commémorons la naissance, car il a marqué le début de l’accomplissement des promesses divines : Jean est ce « prophète », identifié à Élie, qui était destiné à précéder immédiatement le Messie afin de préparer le peuple d’Israël à sa venue.</strong></span></h4>
<p style="text-align: center;"><em>Après la Sainte Vierge, Jean-Baptiste est probablement le saint le plus vénéré de la chrétienté.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="attachment wp-att-793" href="http://herauts.ca/nativite-de-saint-jean-baptiste/stjeanbaptiste/"><img class="alignleft size-full wp-image-793" style="margin: 10px;" title="stjeanbaptiste" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/stjeanbaptiste.jpg" alt="" width="350" height="525" /></a>Tout comme la sainte Mère de Dieu, nous célébrons aussi deux dates de naissance : celle à la vie terrestre, le 24 juin et celle à la vie éternelle, le 29 août. D’ailleurs, saint Jean-Baptiste et la Très Sainte Vierge Marie sont de bien proches parents.</p>
<p style="text-align: justify;">Grâce à ses prédications, saint Jean-Baptiste fut rapidement comparé à un prophète. Cette catégorie d’hommes spécialement choisis par la Providence qui, en parlant par inspiration divine, annoncent les événements, écoutent et interprètent les pas du Créateur dans l’histoire, orientant ainsi le cheminement du peuple de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Les saint évangiles se rapportent à lui comme étant un de ces hommes. Peut-être le plus grand parmi eux (Lc 7, 26-28), car c&#8217;est avec saint Jean-Baptiste que la mission prophétique atteint sa plénitude et il est un des liens entre l’ancien et le nouveau testament.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autres prophètes furent un prélude du Baptiste. Lui seul put présenter Notre Seigneur Jésus Christ lui-même en personne en tant que Messie promis, le Sauveur et le Rédempteur de l’humanité.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;">* * * * * * * *</span></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;évangéliste saint Luc nous dit que Jean le « Baptiste », le «précurseur», est né dans une ville du royaume de Juda, près d&#8217;Hébron, dans les montagnes au sud de Jérusalem et qu’il est un descendant du saint patriarche Abraham, initiateur de l&#8217;histoire le peuple d&#8217;Israël.</p>
<p style="text-align: justify;">Son père est le prêtre saint Zacharie et sa mère sainte Élisabeth, cousine de la Vierge Marie, Mère de Notre Seigneur Jésus-Christ. Saint Luc insiste également sur les circonstances surnaturelles qui précédent la naissance de Jean le Baptiste, Élisabeth, stérile et déjà âgée voit la possibilité de réaliser son juste désir d&#8217;avoir un descendant lorsque l&#8217;archange saint Gabriel annonce à Zacharie, son époux, qu&#8217;elle va donner naissance à un fils. L&#8217;enfant devra s&#8217;appeler Jean et il sera le précurseur du Sauveur.</p>
<p style="text-align: justify;">Par la grâce de Dieu l&#8217;enfant n&#8217;est pas tué lors du massacre des innocents lorsque des milliers d&#8217;enfants sont assassinés dans la région de Bethléem par ordre d&#8217;Hérode.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques mois après être devenue enceinte, Élisabeth est visité par Notre-Dame :  « En ces jours-là Marie partit et s&#8217;en alla en hâte vers la montagne, en une ville de Juda. Et elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l&#8217;enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit. Et elle s&#8217;écria à haute voix, disant : &laquo;&nbsp;Vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. Et d&#8217;où m&#8217;est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à moi? Car votre voix, lorsque vous m&#8217;avez saluée, n&#8217;a pas plus tôt frappé mes oreilles, que l&#8217;enfant a tressailli de joie dans mon sein.&nbsp;&raquo; »(Lc 1, 39-44).</p>
<p style="text-align: justify;">Ces circonstances, empreintes d&#8217;une atmosphère surnaturelle, ont été préparées sagement par la Divine Providence, afin que soit rehaussé le rôle de Jean-Baptiste comme précurseur du Christ. Ces événements ont eu lieu autour de l&#8217;an 5 ans avant Jésus Christ, dans le territoire où habitait la tribu de Juda.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;">* * * * * * * *</span></p>
<p style="text-align: justify;">Alors qu&#8217;il est encore dans sa jeunesse, Jean se retire dans le désert. Dans cet environnement austère, recueilli et éloigné des hommes il se prépare à sa mission. Vêtus de peaux de chameau et d&#8217;une ceinture de cuir, il ne mange que des sauterelles et de miel sauvage. Par le jeûne et la prière, il se met complètement en présence du Très-Haut, menant une vie extrêmement cohérente avec ses enseignements. Il reste dans le désert jusqu&#8217;à la trentaine, moment où il a commencera sa prédication sur les rives du Jourdain.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;">* * * * * * * *</span></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;importance du rôle de Jean le Baptiste réside dans le fait qu&#8217;il était le « précurseur » du Christ. Il est la voix qui crie dans le désert pour annoncer l&#8217;arrivée du Messie ne cessant jamais de d’inviter les hommes à la conversion : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » Il insiste toujours dans ses prédications que les juifs se préparent par la pénitence, car l’arrivée du Messie promis est proche.</p>
<p style="text-align: justify;">Jean est connu comme « Baptiste » en raison de l&#8217;importance qu&#8217;il attache au baptême, un rituel de purification corporel, où l&#8217;immersion dans l&#8217;eau symbolise le changement de la vie intérieure du baptisé.</p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="attachment wp-att-798" href="http://herauts.ca/nativite-de-saint-jean-baptiste/stjeanbaptiste2/"><img class="alignright size-full wp-image-798" style="margin: 10px;" title="stjeanbaptiste2" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/stjeanbaptiste2.jpg" alt="" width="334" height="500" /></a>Il ne manque jamais  de souligner à ses auditeurs et disciples : « Moi, je vous baptise dans l&#8217;eau pour le repentir; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales; lui, il vous baptisera dans l&#8217;Esprit-Saint et le feu. »</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;">* * * * * * * *</span></p>
<p style="text-align: justify;">Jean aussi prêche à la cour d&#8217;Hérode Antipas, tétrarque de Galilée. C&#8217;est alors que il a l&#8217;occasion de dénoncer la vie scandaleuse que mène le gouverneur. Et c&#8217;est également cette dénonciation qui sert de prétexte à l&#8217;arrestation de Jean-Baptiste. Il n&#8217;a tout simplement pas été condamné à mort à ce moment-là, car le tétrarque était au courant de la popularité du prédicateur déjà bien connu et il craignait la réaction des gens contre cette mesure extrême.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, comme le raconte l’évangeliste saint Marc (6, 21-29), pendant les commémoration de l’anniversaire d’Hérode, Salomé, fille d&#8217;Hérodiade – femme avec laquelle le gouverneur maintient une relation irrégulière et immorale – lui plaît tant qu’il lui promet de répondre à n’importe quelle demande de sa part.</p>
<p style="text-align: justify;">Poussée par sa mère, elle demande la tête de Jean le Baptiste. Hérode accomplit ce qu’il avait promis : il ordonne la décapitation de Jean le Baptiste et sa tête lui est apportée sur un plateau qu’il remet à Salomé.</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;">* * * * * * * *</span></p>
<p style="text-align: justify;">« Parmi les fils de la femme, nul n&#8217;est plus grand que Jean » (Lc 7,28) : la vanité et l’orgueil n’ont jamais eu une place dans son coeur. À cause de son austérité et de sa fidélité chrétienne, il est confondu avec Jésus-Christ, ce à quoi il répliquera immédiatement : « je ne suis point le Christ, mais j&#8217;ai été envoyé devant lui.&nbsp;&raquo; (Jn 3, 28) et « je ne suis pas digne de délier la courroie de sa chaussure » (Jn  1,27). Jean a baptisé Jésus même s’il n’a pas voulu le faire, en disant : « C&#8217;est moi qui ai besoin d&#8217;être baptisé par vous, et vous venez à moi! » (Mt 3, 14).</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque ses disciples, hésitants, ne savent plus qui suivre, il pointe en direction de celui qui est l’unique chemin : « Voici l&#8217;agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde. » (Jn 1, 29).</p>
<p style="text-align: justify;">Il rend témoignage de  Jésus : « J&#8217;ai vu l&#8217;Esprit descendre du ciel comme une colombe, et il s&#8217;est reposé sur lui. Et moi je ne le connaissais pas; mais celui qui m&#8217;a envoyé baptiser dans l&#8217;eau m&#8217;a dit : Celui sur qui tu verras l&#8217;Esprit descendre et se reposer, c&#8217;est lui qui baptise dans l&#8217;Esprit-Saint. Et moi j&#8217;ai vu et j&#8217;ai rendu témoignage que celui-là est le Fils de Dieu. » (Jn 1, 32-34).</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #800000;">Prière à saint Jean Baptiste</span><br />
</strong><em>St Anselme de Cantorbéry</em></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000;">Ô bienheureux Jean</span><br />
<span style="color: #800000;">toi qui as baptisé le fils de Dieu,</span><br />
<span style="color: #800000;">tu étais rempli de l&#8217;Esprit Saint</span><br />
<span style="color: #800000;">avant même d&#8217;être enfanté.</span><br />
<span style="color: #800000;">Et tu reconnaissais Dieu</span><br />
<span style="color: #800000;">avant que le monde ne l&#8217;ait connu.</span><br />
<span style="color: #800000;">tu as reconnu la mère de ton Dieu</span><br />
<span style="color: #800000;">avant que ta mère ne l&#8217;ait saluée.</span><br />
<span style="color: #800000;">ami de Dieu, intercède pour nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En 1908 saint Pie X proclame saint Jean-Baptiste, patron spécial des Canadien-français : « Nous établissons, constituons et proclamons, saint Jean-Baptiste patron spécial auprès de Dieu des fidèles franco-canadiens, tant de ceux qui sont au Canada que ceux qui vivent sur une terre étrangère. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a rel="attachment wp-att-854" href="http://herauts.ca/nativite-de-saint-jean-baptiste/stjeanbaptistefn/"><img class="aligncenter size-full wp-image-854" title="stjeanbaptistefn" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/stjeanbaptistefn.png" alt="" width="960" height="217" /></a><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a rel="attachment wp-att-847" href="http://herauts.ca/nativite-de-saint-jean-baptiste/stjeanbaptistefin/"></a></p>
<h4 style="text-align: center;"><span style="color: #008000;"><strong>Je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l&#8217;a dit le prophète Isaïe. (Jn 1, 23)</strong></span></h4>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herauts.ca/doctrine/saints/nativite-de-saint-jean-baptiste/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’existence des anges – une vérité de foi</title>
		<link>http://herauts.ca/doctrine/anges/l%e2%80%99existence-des-anges-%e2%80%93-une-verite-de-foi/</link>
		<comments>http://herauts.ca/doctrine/anges/l%e2%80%99existence-des-anges-%e2%80%93-une-verite-de-foi/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Jun 2011 15:40:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herauts</dc:creator>
				<category><![CDATA[Anges]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herauts.ca/?p=775</guid>
		<description><![CDATA[328 L’existence des êtres spirituels, non corporels, que l’Écriture Sainte nomme habituellement anges, est une vérité de foi. Le témoignage...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #800000;"><span style="color: #000000;">328</span><em> </em>L’existence des êtres spirituels, non corporels, que l’Écriture Sainte nomme habituellement anges, est une vérité de foi. Le témoignage de l’Écriture est aussi net que l’unanimité de la Tradition.</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Qui sont-ils ?</strong></span></p>
<p>329<em> </em>S. Augustin dit à leur sujet : &laquo;&nbsp; ‘Ange’ désigne la fonction, non pas la nature. Tu demandes comment s’appelle cette nature ? – Esprit. Tu demandes la fonction ? – Ange ; d’après ce qu’il est, c’est un esprit, d’après ce qu’il fait, c’est un ange &nbsp;&raquo; (Psal. 103, 1, 15). De tout leur être, les anges sont <em>serviteurs</em> et messagers de Dieu. Parce qu’ils contemplent &laquo;&nbsp; constamment la face de mon Père qui est aux cieux &nbsp;&raquo; (Mt 18, 10), ils sont &laquo;&nbsp; les ouvriers de sa parole, attentifs au son de sa parole &nbsp;&raquo; (Ps 103, 20).</p>
<p>330<em> </em>En tant que créatures purement <em>spirituelles,</em> ils ont intelligence et volonté : ils sont des créatures personnelles (cf. Pie XII : DS 3801) et immortelles (cf. Lc 20, 36). Ils dépassent en perfection toutes les créatures visibles. L’éclat de leur gloire en témoigne (cf. Dn 10, 9-12).</p>
<p><strong>Le Christ &laquo;&nbsp; avec tous ses anges &nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-776" href="http://herauts.ca/l%e2%80%99existence-des-anges-%e2%80%93-une-verite-de-foi/stmichel/"><img class="alignright size-full wp-image-776" style="margin: 10px;" title="stmichel" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/stmichel.jpg" alt="" width="250" height="315" /></a>331<em> </em>Le Christ est le centre du monde angélique. Ce sont ses anges à Lui : &laquo;&nbsp; Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous ses anges &#8230; &nbsp;&raquo; (Mt 25, 31). Ils sont à Lui parce que créés <em>par</em> et <em>pour</em>lui : &laquo;&nbsp; Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles : trônes, seigneuries, principautés, puissances ; tout a été créé par lui et pour lui &nbsp;&raquo; (Col 1, 16). Ils sont à Lui plus encore parce qu’Il les a faits messagers de son dessein de salut : &laquo;&nbsp; Est-ce que tous ne sont pas des esprits chargés d’un ministère, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter le salut ? &nbsp;&raquo; (He 1, 14).</p>
<p>332<em> </em>Ils sont là, dès la création (cf. Jb 38, 7, où les anges sont appelés &laquo;&nbsp; fils de Dieu &nbsp;&raquo;) et tout au long de l’histoire du salut, annonçant de loin ou de près ce salut et servant le dessein divin de sa réalisation : ils ferment le paradis terrestre (cf. Gn 3, 24), protègent Lot (cf. Gn 19), sauvent Agar et son enfant (cf. Gn 21, 17), arrêtent la main d’Abraham (cf. Gn 22, 11), la loi est communiquée par leur ministère (cf. Ac 7, 53), ils conduisent le Peuple de Dieu (cf. Ex 23, 20-23), ils annoncent naissances (cf. Jg 13) et vocations (cf. Jg 6, 11-24 ; Is 6, 6), ils assistent les prophètes (cf. 1 R 19, 5), pour ne citer que quelques exemples. Enfin, c’est l’ange Gabriel qui annonce la naissance du Précurseur et celle de Jésus lui-même (cf. Lc 1, 11. 26).</p>
<p>333<em> </em>De l’Incarnation à l’Ascension, la vie du Verbe incarné est entourée de l’adoration et du service des anges. Lorsque Dieu &laquo;&nbsp; introduit le Premier-né dans le monde, il dit : ‘Que tous les anges de Dieu l’adorent’ &nbsp;&raquo; (He 1, 6). Leur chant de louange à la naissance du Christ n’a cessé de résonner dans la louange de l’Église : &laquo;&nbsp; Gloire à Dieu &#8230; &nbsp;&raquo; (Lc 2, 14). Ils protègent l’enfance de Jésus (cf. Mt 1, 20 ; 2, 13. 19), servent Jésus au désert (cf. Mc 1, 12 ; Mt 4, 11), le réconfortent dans l’agonie (cf. Lc 22, 43), alors qu’il aurait pu être sauvé par eux de la main des ennemis (cf. Mt 26, 53) comme jadis Israël (cf. 2 M 10, 29-30 ; 11, 8). Ce sont encore les anges qui &laquo;&nbsp; évangélisent &nbsp;&raquo; (Lc 2, 10) en annonçant la Bonne Nouvelle de l’Incarnation (cf. Lc 2, 8-14), et de la Résurrection (cf. Mc 16, 5-7) du Christ. Ils seront là au retour du Christ qu’ils annoncent (cf. Ac 1, 10-11), au service de son jugement (cf. Mt 13, 41 ; 24, 31 ; Lc 12, 8-9).</p>
<p><strong>Les anges dans la vie de l’Église</strong></p>
<p>334<em> </em>D’ici là toute la vie de l’Église bénéficie de l’aide mystérieuse et puissante des anges (cf. Ac 5, 18-20 ; 8, 26-29 ; 10, 3-8 ; 12, 6-11 ; 27, 23-25).</p>
<p>335<em> </em>Dans sa liturgie, l’Église se joint aux anges pour adorer le Dieu trois fois saint ; elle invoque leur assistance (ainsi dans <em>In Paradisum deducant te angeli</em>&#8230; de la Liturgie des défunts [OEx 50], ou encore dans l’&nbsp;&raquo; Hymne chérubinique &nbsp;&raquo; de la Liturgie byzantine [(Liturgie de S. Jean Chrysostome]), elle fête plus particulièrement la mémoire de certains anges (S. Michel, S. Gabriel, S. Raphaël, les anges gardiens).</p>
<p>336<em> </em>Du début (de l’existence) (cf. Mt 18, 10) au trépas (cf. Lc 16, 22), la vie humaine est entourée de leur garde (cf. Ps 34, 8 ; 91, 10-13) et de leur intercession (cf. Jb 33, 23-24 ; Za 1, 12 ; Tb 12, 12). &laquo;&nbsp; Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie &nbsp;&raquo; (S. Basile, Eun. 3, 1 : PG 29, 656B)<em>. </em>Dès ici-bas, la vie chrétienne participe, dans la foi, à la société bienheureuse des anges et des hommes, unis en Dieu.<strong> </strong></p>
<p><strong>II. Le Monde visible</strong></p>
<p>337<em> </em>C’est Dieu lui-même qui a créé le monde visible dans toute sa richesse, sa diversité et son ordre. L’Écriture présente l’œuvre du Créateur symboliquement comme une suite de six jours &laquo;&nbsp; de travail &nbsp;&raquo; divin qui s’achèvent sur le &laquo;&nbsp; repos &nbsp;&raquo; du septième jour (Gn 1, 1 – 2, 4). Le texte sacré enseigne, au sujet de la création, des vérités révélées par Dieu pour notre salut (cf. DV 11) qui permettent de &laquo;&nbsp; reconnaître la nature profonde de la création, sa valeur et sa finalité qui est la gloire de Dieu &nbsp;&raquo; (LG 36) :</p>
<p>338<em> Il n’existe rien qui ne doive son existence à Dieu créateur. </em>Le monde a commencé quand il a été tiré du néant par la parole de Dieu ; tous les êtres existants, toute la nature, toute l’histoire humaine s’enracinent en cet événement primordial : c’est la genèse même par laquelle le monde est constitué, et le temps commencé (cf. S. Augustin, Gen. Man. 1, 2, 4 : PL 35, 175).</p>
<p>339<em> Chaque créature possède sa bonté et sa perfection propres. </em>Pour chacune des œuvres des &laquo;&nbsp; six jours &nbsp;&raquo; il est dit : &laquo;&nbsp; Et Dieu vit que cela était bon &nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp; C’est en vertu de la création même que toutes les choses sont établies selon leur consistance, leur vérité, leur excellence propre avec leur ordonnance et leurs lois spécifiques &nbsp;&raquo; (GS 36, § 2). Les différentes créatures, voulues en leur être propre, reflètent, chacune à sa façon, un rayon de la sagesse et de la bonté infinies de Dieu. C’est pour cela que l’homme doit respecter la bonté propre de chaque créature pour éviter un usage désordonné des choses, qui méprise le Créateur et entraîne des conséquences néfastes pour les hommes et pour leur ambiance.</p>
<p>340<em> </em>L’<em>interdépendance des créatures</em> est voulue par Dieu. Le soleil et la lune, le cèdre et la petite fleur, l’aigle et le moineau : les innombrables diversités et inégalités signifient qu’aucune créature ne se suffit à elle-même, qu’elles n’existent qu’en dépendance les unes des autres, pour se compléter mutuellement, au service les unes des autres.</p>
<p>341<em> </em>La <em>beauté de l’univers : </em>L’ordre et l’harmonie du monde créé résultent de la diversité des êtres et des relations qui existent entre eux. L’homme les découvre progressivement comme lois de la nature. Ils font l’admiration des savants. La beauté de la création reflète l’infinie beauté du Créateur. Elle doit inspirer le respect et la soumission de l’intelligence de l’homme et de sa volonté.</p>
<p>342<em> </em>La <em>hiérarchie des créatures </em>est exprimée par l’ordre des &laquo;&nbsp; six jours &nbsp;&raquo;, qui va du moins parfait au plus parfait. Dieu aime toutes ses créatures (cf. Ps 145, 9), il prend soin de chacune, même des passereaux. Néanmoins, Jésus dit : &laquo;&nbsp; Vous valez mieux qu’une multitude de passereaux &nbsp;&raquo; (Lc 12, 6-7), ou encore : &laquo;&nbsp; Un homme vaut plus qu’une brebis &nbsp;&raquo; (Mt 12, 12).</p>
<p>343<em> L’homme est le sommet </em>de l’œuvre de la création. Le récit inspiré l’exprime en distinguant nettement la création de l’homme de celle des autres créatures (cf. Gn 1, 26).</p>
<p>344<em> </em>Il existe une <em>solidarité entre toutes les créatures </em>du fait qu’elles ont toutes le même Créateur, et que toutes sont ordonnées à sa gloire :</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #003366;">Loué sois-tu, Seigneur, dans toutes tes créatures,</span><br />
<span style="color: #003366;">spécialement messire le frère Soleil,</span><br />
<span style="color: #003366;">par qui tu nous donnes le jour la lumière ;</span><br />
<span style="color: #003366;">il est beau, rayonnant d’une grande splendeur,</span><br />
<span style="color: #003366;">et de toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole. &#8230;</span><br />
<span style="color: #003366;">Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Eau,</span><br />
<span style="color: #003366;">qui est très utile et très humble,</span><br />
<span style="color: #003366;">précieuse et chaste. &#8230;</span><br />
<span style="color: #003366;">Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre</span><br />
<span style="color: #003366;">qui nous porte et nous nourrit,</span><br />
<span style="color: #003366;">qui produit la diversité des fruits</span><br />
<span style="color: #003366;">avec les fleurs diaprées et les herbes. &#8230;</span><br />
<span style="color: #003366;">Louez et bénissez mon Seigneur,</span><br />
<span style="color: #003366;">rendez-lui grâce et servez-le</span><br />
<span style="color: #003366;">en toute humilité.</span></p>
<p style="text-align: center;">(St François d’Assise, cant.)</p>
<p><a rel="attachment wp-att-777" href="http://herauts.ca/l%e2%80%99existence-des-anges-%e2%80%93-une-verite-de-foi/angefraangelico/"><img class="alignleft size-full wp-image-777" style="margin: 10px;" title="angefraangelico" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/angefraangelico.jpg" alt="" width="250" height="459" /></a>345<em> Le Sabbat – fin de l’œuvre des &laquo;&nbsp; six jours &nbsp;&raquo;. </em>Le texte sacré dit que &laquo;&nbsp; Dieu conclut au septième jour l’ouvrage qu’Il avait fait &nbsp;&raquo; et qu’ainsi &laquo;&nbsp; le ciel et la terre furent achevés &nbsp;&raquo;, et que Dieu, au septième jour, &laquo;&nbsp; chôma &nbsp;&raquo; et qu’Il sanctifia et bénit ce jour (Gn 2, 1-3). Ces paroles inspirées sont riches en enseignements salutaires :</p>
<p>346<em> </em>Dans la création Dieu a posé un fondement et des lois qui demeurent stables (cf. He 4, 3-4), sur lesquels le croyant pourra s’appuyer avec confiance, et qui lui seront le signe et le gage de la fidélité inébranlable de l’alliance de Dieu (cf. Jr 31, 35-37 ; 33, 19-26). De son côté, l’homme devra rester fidèle à ce fondement et respecter les lois que le Créateur y a inscrites.</p>
<p>347<em> </em>La création est faite en vue du Sabbat et donc du culte et de l’adoration de Dieu. Le culte est inscrit dans l’ordre de la création (cf. Gn 1, 14). &laquo;&nbsp; Ne rien préférer au culte de Dieu &nbsp;&raquo;, dit la règle de S. Benoît (reg. 43, 3), indiquant ainsi le juste ordre des préoccupations humaines.</p>
<p>348<em> </em>Le Sabbat est au cœur de la loi d’Israël. Garder les commandements, c’est correspondre à la sagesse et à la volonté de Dieu exprimées dans son œuvre de création.</p>
<p>349<em> </em>Le <em>huitième jour</em>. Mais pour nous, un jour nouveau s’est levé : le jour de la Résurrection du Christ. Le septième jour achève la première création. Le huitième jour commence la nouvelle création. Ainsi, l’œuvre de la création culmine en l’œuvre plus grande de la rédemption. La première création trouve son sens et son sommet dansla nouvelle création dans le Christ, dont la splendeur dépasse celle de la première (cf. MR, Vigile Pascale 24 : prière après la première lecture).<strong></strong></p>
<p><strong>EN BREF</strong></p>
<p>350<em> Les anges sont des créatures spirituelles qui glorifient Dieu sans cesse et qui servent ses desseins salvifiques envers les autres créatures : &laquo;&nbsp; Les anges concourent à tout ce qui est bon pour nous &nbsp;&raquo; (S. Thomas d’A., s. th. 1, 114, 3, ad 3).</em></p>
<p>351<em> Les anges entourent le Christ, leur Seigneur. Ils le servent particulièrement dans l’accomplissement de sa mission salvifique envers les hommes.</em></p>
<p>352<em> L’Église vénère les anges qui l’aident dans son pèlerinage terrestre. et qui protègent tout être humain.</em></p>
<p>353<em> Dieu a voulu la diversité de ses créatures et leur bonté propre, leur interdépendance et leur ordre. Il a destiné toutes les créatures matérielles au bien du genre humain. L’homme, et toute la création à travers lui, est destiné à la gloire de Dieu.</em></p>
<p>354<em> Respecter les lois inscrites dans la création et les rapports qui dérivent de la nature des choses, est un principe de sagesse et un fondement de la morale.</em></p>
<p style="text-align: center;">(Source :  Catéchisme de l&#8217;Église catholique)</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herauts.ca/doctrine/anges/l%e2%80%99existence-des-anges-%e2%80%93-une-verite-de-foi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jésus-Christ et la souffrance : de cette union naquit l&#8217;Église</title>
		<link>http://herauts.ca/doctrine/jesus-christ-et-la-souffrance-de-cette-union-naquit-leglise/</link>
		<comments>http://herauts.ca/doctrine/jesus-christ-et-la-souffrance-de-cette-union-naquit-leglise/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 May 2011 17:15:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>herauts</dc:creator>
				<category><![CDATA[Doctrine]]></category>
		<category><![CDATA[Spiritualité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://herauts.ca/?p=730</guid>
		<description><![CDATA[Quel est le rôle de la souffrance dans la vie? Doit-elle être désirée ou détestée? Est-elle inévitable? Autant de questions...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080;">Quel est le rôle de la souffrance dans la vie? Doit-elle être désirée ou détestée? Est-elle inévitable? Autant de questions peuplaient la pensée du célèbre écrivain catholique Joris-Karl Huysmans (1848-1907) lorsqu&#8217;il écrivait un de ses grands ouvrages, &laquo;&nbsp;L&#8217;Oblat&nbsp;&raquo;, dont nous vous proposons un extrait :</span></strong><br />
<a rel="attachment wp-att-736" href="http://herauts.ca/jesus-christ-et-la-souffrance-de-cette-union-naquit-leglise/nsjc1/"><img class="alignleft size-full wp-image-736" style="margin: 10px;" title="nsjc1" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/nsjc1.jpg" alt="" width="270" height="381" /></a></p>
<p>Pour essayer de comprendre la raison d’être de cette effroyable bienfaitrice, de cette salutaire Euménide, il fallait remonter aux premiers âges du monde, entrer dans cet Eden où, dès qu’Adam eut connu le péché, la douleur surgit. Elle fut la première-née de l’œuvre de l’homme et elle le poursuivit depuis lors sur la terre, par delà le tombeau, jusqu’au seuil même du Paradis.</p>
<p>Elle fut la fille expiatrice de la désobéissance, celle que le baptême qui efface la faute originelle, n’arrêta pas. Elle ajouta à l’eau du sacrement l’eau des larmes; elle nettoya les âmes, autant qu’elle le put, avec les deux substances empruntées au corps même de l’homme, l’eau et le sang.</p>
<p>Odieuse à tous et détestée, elle martyrisa les générations qui se succédèrent; de père en fils, l’antiquité se repassa la haine et la peur de cette préposée aux œuvres divines, de cette tortionnaire, incompréhensible pour le paganisme qui en fit une déesse mauvaise, que les prières et les présents n’apaisaient pas.</p>
<p>Elle marcha sous le poids de la malédiction de l’humanité pendant des siècles; lasse de ne suggérer, dans sa besogne réparatrice, que des colères et des huées, elle attendit, elle aussi, avec impatience la venue du Messie qui devait la rédimer de son abominable renom et détruire ce stigmate exécré qu’elle portait sur elle.</p>
<p>Elle l’attendait comme le Rédempteur et aussi comme le fiancé qui lui était destiné depuis la chute et elle réservait pour lui ses furies de ménade amoureuse, jusqu’alors réprimées, car elle ne pouvait distribuer depuis qu’elle remplissait sa mission de goule sainte et triste, que des tortures presque tolérables ; elle rapetissait ses désolantes caresses à la taille des gens; elle ne se livrait pas, tout entière, à ces désespérés qui la repoussaient et l’injuriaient, alors même qu’ils ne la sentaient que rôder dans les alentours, sans trop s’approcher d’eux.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-737" href="http://herauts.ca/jesus-christ-et-la-souffrance-de-cette-union-naquit-leglise/nsjc2/"><img class="alignright size-full wp-image-737" style="margin: 10px;" title="nsjc2" src="http://herauts.ca/wp-content/uploads/nsjc2.jpg" alt="" width="250" height="375" /></a>Elle ne fut vraiment l’amante magnifique qu’avec l’Homme-Dieu. Sa capacité de souffrance dépassait ce qu’elle avait connu. Elle rampa vers lui, en cette nuit effrayante où, seul, abandonné dans une grotte, il assumait les péchés du monde, et elle s’exhaussa, dès qu’elle l’eût enlacé et devint grandiose. Elle était si terrible qu’il défaillit à son contact; son agonie ce furent ses fiançailles à elle; son signe d’alliance était, ainsi que celui des femmes, un anneau, mais un anneau énorme qui n’en avait plus que la forme et qui était en même temps qu’un symbole de mariage, un emblème de royauté, une couronne. Elle en ceignit la tête de l’époux, avant même que les juifs n’eussent tressé le diadème d’épines qu’elle avait commandé, et le front se cercla d’une sueur de rubis, se para d’une ferronnière en perles de sang.</p>
<p>Elle l’abreuva des seules blandices qu’elle pouvait verser, de tourments atroces et surhumains et, en épouse fidèle, elle s’attacha à lui et ne le quitta plus; Marie, Magdeleine, les saintes femmes n’avaient pu marcher, à chaque instant, sur ses traces ; elle, l’accompagna au prétoire, chez Hérode, chez Pilate; elle vérifia les lanières des fouets, elle rectifia l’enlacement des épines, elle alourdit le fer des marteaux, s’assura de l’amertume du fiel, aiguisa le fer de la lance, effila jalousement les pointes des clous.</p>
<p>Et quand le moment suprême des noces fut venu, alors que Marie, que Magdeleine, que saint Jean, se tenaient, en larmes, au pied de la croix, elle, comme la pauvreté dont parle saint François, monta délibérément sur le lit du gibet et, de l’union de ces deux réprouvés de la terre, l’Église naquit; elle sortit en des flots de sang et d’eau du cœur victimal et ce fut fini; le Christ, devenu impassible, échappait pour jamais à son étreinte; elle était veuve au moment même où elle avait été enfin aimée, mais elle descendait du Calvaire, réhabilitée par cet amour, rachetée par cette mort.</p>
<p>Aussi décriée que le Messie, elle s’était élevée avec lui et elle avait, elle aussi, dominé du haut de la croix, le monde; sa mission était entérinée et anoblie; elle était dorénavant compréhensible pour les chrétiens et elle allait être jusqu’à la fin des âges aimée par des âmes qui la devaient appeler pour hâter l’expiation de leurs péchés et de ceux des autres, l’aimer en souvenir et en imitation de la Passion du Christ.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://herauts.ca/doctrine/jesus-christ-et-la-souffrance-de-cette-union-naquit-leglise/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

