Il nous faut choisir : pour le Christ ou contre le Christ

Dans ce monde actuel, où la propagation des vices, des crimes et des péchés est grande, nous nous demandons: qui est intégralement du Christ?

Ce questionnement est approprié, car l’Évangile nous dit : Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Le monde reçoit-il aujourd’hui cet Enfant, qui est essentiellement l’Innocence, la Pureté et la Droiture? Le recevoir signifie adhérer à Lui, le comprendre dans l’amour et la pratique de la Loi, car il ne suffit pas de dire “ Seigneur ”, il faut faire la volonté du Père. (cf Mt 7, 21). Or, l’orgueuil et la sensualité, qui érode l’humanité depuis des siècles, produisent maintenant leurs fruits les plus amers et les plus pervers dans un monde qui assiste avec indifférence à la disparition de la famille, de l’innocence, de la chasteté et de bien d’autres vertus. Les pires horreurs morales sont officialisées par une chaîne croissante de gouvernements. La Loi de Dieu est contestée et remplacée par des décrets humains athéistes, relativistes et illicites. Les modes, dans une quête effrénée pour accomplir le nudisme rêvé, préfèrent aujourd’hui le déchiré, l’excentrique et la saleté réelle ou apparente. La laideur vole la place de la beauté, le mal expulse la douceur de la vie sociale, les mensonges se vantent et méprisent la vérité. Peut-on dire que ce monde reçoit Jésus?

Il serait sage que le monde actuel interroge l’histoire pour savoir comment Dieu se comporte avec ses ennemis, avec ceux qui abusent de sa miséricorde en se révoltant contre ses préceptes. Déjà au début de la création, nous voyons le sort de Lucifer et de ses disciples, ou les conséquences amères de la désobéissance de nos premiers parents. L’Écriture nous dit que Dieu commence par se moquer de ceux qui l’affrontent et finit par les condamner. (cf Ps 2, 4-5).

Jésus désire le salut de tous

Qui, donc, recevra cet Enfant né aujourd’hui? Les justes, hommes et femmes, qui tiennent à la Loi, les amants de la Vérité, du Bien et du Beau, ceux qui ne plient pas leurs genoux devant Baal. Combien seront-ils? Peu importe leur nombre. Il y en aura peu ou beaucoup, le jour viendra où ils verront le triomphe de Jésus, “ plein de grâce et de vérité ”, dans sa “ gloire, gloire comme celle
qu’un fils unique tient de son Père ” (Jn 1, 14).

Il ne veut pas condamner qui que ce soit. Depuis son incarnation, il a toujours cherché le salut de tous, voilà son désir dans la crèche. C’est la méchanceté des hommes qui le fera gémir dans le jardin des Oliviers, comme pour demander : Quae utilitas in sanguine meo? C’est l’abus que nous faisons de notre libre arbitre qui nous jette dans le malheur éternel. Ainsi, “ quant à tous ceux qui
l’ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom ” (Jn 1, 12). Voilà la véritable signification des paroles de Notre Dame de Fatima : “À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. ”

2017-11-11T11:33:24+00:00 0 Comments

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